The Book of Aaru : entre désert, danger et divinités oubliées

Copie du jeu et images gracieuseté de Amenti Studio
Développé par Amenti Studio, The Book of Aaru s’impose d’entrée de jeu comme une belle surprise du paysage vidéoludique indépendant. Alliant des mécaniques classiques d’action-RPG avec des éléments de roguelite, ce jeu propose une aventure dense, aride et envoûtante, qui rappelle à la fois Path of Exile… et un rêve fiévreux dans l’Égypte antique.
Un gameplay tranchant, fluide et destructible
Dès le tutoriel, The Book of Aaru nous invite à forger notre style de jeu à travers un choix d’armes intrigant. Entre une lance polyvalente aux deux sorts, une épée courte couplée à un shakram étoilé, le joueur est poussé à expérimenter. Le shakram, dans notre cas, a offert une belle alternative à notre habitude des sorts magiques, tout en conservant une sensation aérienne et dynamique au combat.
L’une des premières satisfactions vient de la capacité à détruire une partie du décor. Voir les colonnes se fissurer ou des statues s’effondrer sous l’impact de nos attaques procure une sensation de puissance immédiate. On est dans un monde vivant, où chaque coup laisse sa marque.
Le jeu propose une vue isométrique familière qui évoque directement Path of Exile, mais dans une version sablonneuse, baignée de lumière dorée et de poussière millénaire. Et contrairement à de nombreux jeux du genre, The Book of Aaru offre un système de blocage bienvenu, évitant ainsi les roulades incessantes et encourageant une approche plus stratégique.

Un monde ensablé, chargé d’ambiance
L’ambiance sonore, sombre et granuleuse, est une réussite en soi. Des notes grunge désertiques, mêlant guitares électriques et percussions sourdes, accentuent le sentiment d’isolement et de tension qui règne dans les temples anciens. Une trame sonore qui semble chanter la mélancolie du sable et la fureur des dieux oubliés, avec une pointe de science-fiction.
Le jeu nous fait évoluer à travers des temples labyrinthiques, aux pièges perfides et à l’architecture monumentale. Les effets de lumière et la direction artistique contribuent à renforcer ce sentiment de traverser un temple délabrés ou se cache trésors et entités maléfiques.

Progression et personnalisation : Beetles et Glyphes
Votre progression dépend de ce que vous saurez récupérer et utiliser intelligemment. En explorant, on met la main sur des Beetle Shards, trouvés dans des cages dorées. Ceux-ci peuvent être convertis en Beetle Shells, utilisables pour améliorer l’un des trois attributs clés :
- Furious : pour plus de dégâts.
- Protectful : pour augmenter vos points de vie.
- Eonous : pour maîtriser l’essence du Temps.
Les Glyphes, quant à eux, offrent une autre couche de personnalisation. Trouvables dans des coffres ornés de hiéroglyphes, ils procurent des bonus passifs.
Un challenge progressif mais impitoyable
Si les premiers combats se prennent bien en main, la difficulté monte rapidement. En plus, le jeu applique un système de permadeath partiel : à chaque mort, on perd les matériaux amassés… sauf si on avait pensé à en offrir un pourcentage en offrande, pour récupérer une part lors de notre chute.
Verdict 8/10
The Book of Aaru propose une formule à la fois classique et fraîche. Sa maîtrise esthétique, ses mécaniques de progression intéressantes et sa jouabilité nerveuse mais réfléchie en font un titre à surveiller de très près. Le fait qu’on puisse façonner son aventure, son équipement et même le décor en détruisant tout autour de soi apporte un vrai plaisir de jeu.
Quelques captures d’écrans du jeu :












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